#MondoblogAbidjan Volet I : le broutage no stop

Article : #MondoblogAbidjan  Volet I : le broutage no stop
6 mai 2014

#MondoblogAbidjan Volet I : le broutage no stop

Marché de Grand Bassam, rue de la gare/ Crédit Rendodjo
Marché de Grand Bassam, rue de la gare/ Crédit Rendodjo

Jeudi 1er . Je suis à 6heures du matin encore à N´Djaména à l´aéroport Hassan Djamouss. Je suis en route pour Abidjan. Haaaaa Abidjan la capitale de la Côte d´Ivoire. La Côte d´Ivoire j´en rêvais. C´est du coup des images, des sons, des goûts, des pas de danses, des rythmes et aussi les brouteurs ; c´est jeunes escroqueurs. Bref des particularités qui flirtent avec notre imagination.

Je m´enregistre. Pas besoin de faire un tour Google voir le temps qu´il fera. Abidjan c´est la joie no stop quelque soit le temps. Pas besoin de s´encombrer. L´hôtel est à la mer et on est en famille, la famille Mondoblog et donc des habits légers qui passent. On ne va pas au bar avec de la bière dit-on. De même on ne va pas à Abidjan avec des habits en pagne. Ce serait une insulte à tous ces firmes comme Woodi, Vlisco et compagnies. On arrive à Abidjan et on se laisse coudre des ensembles pagnes. On est chez Pathé´O l´un des grands stylistes africains quand même.

Me voici donc à Abidjan. C´était sans compter avec les brouteurs. Ils escroquent tous ce qui bouge, tout ce qui est humain, tout ce qui est broutable selon leur jargon. 14 heures je descends de l´avion. Je passe le contrôle. Comme Tchadien, on n’a pas besoin d´un visa. On se fait fichier et on passe sa route. Je sors et bingo, la pancarte : RFI, Atelier des Medias. Je me dirige là. On me reçoit, me place à côté et m´informe que je dois attendre un autre. Voici Marek qui pointe sa tronche. Notre bébémondoblogueur, non le plus jeune selon moi, de la session 3. On peut partir pour l´hôtel. Mais non, chacun de nous voulait une carte Sim, une connexion internet. Il faut twitter ses premières impressions d´Abidjan.

Premier acte de broutage: il me faut le CFA Cedeao sinon on ne pourra rien acheter ici. Oui vous avez entendu, il y´a CFA et CFA. Mais on les change quand-même bien qu´ils aient tous la valeur face à l´Euro. Ici je sors mon petit jeu et je discute le pourcentage du taux de change. Des 10% je paye 5% au final. Un premier triomphe. Je me dirige donc vers les vendeurs de carte d´Orange. Kiosque1, la Sim fait trois mille francs et on n’a pas de microsim. Kiosque2 la microsim fait cinq mille franc. On accepte car l´émotion, la beauté de la ville en vaut le prix. Toute carte Sim fait en principe cinq cent avec un crédit de cinq plus une configuration internet. Pourvu qu´on ait une bonne connexion. L´a encore la farce dure toujours.

Deuxième acte de broutage : on ne repart pas d´Abidjan sans pagnes et mèches. Je pointe dans une boutique, je touche le paquet de mèches. Il devait être à mille francs au trop. On me dit cinq mille. Je pose la marchandise et fait demi tour sans un mot. Je tente de me consoler dans un magasin de pagne à Grand Bassam. Je touche un Woodi : vingt mille francs crie la vendeuse. Je propose la moitié du prix. Elle refuse. Je tente le Kita (pagne traditionnel ivoirien). Trois cent mille la pièce de six mètres. Ah oui, j´oubliais que je sentais autre. Cette petite touche en moi qui dénonce mon statut de touriste.

Des propositions alléchantes aux paroles mielleuses d´amoureux, tout le monde tente de t´accrocher, t´approcher pour finir par te proposer un marché ou un super plan pour le week-end à la plage, te promener dans les boutiques de souvenirs et, tout cela à tes frais. C´est Babi ou Abidjan pour les autres et c´est le broutage no stop sur toute la ligne.

Après tout, ici à Babi, certains voient les solutions des autres pour leur créer des problèmes: écoutons Espoir 2000.

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Commentaires

mareklloyd
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Je ne suis pas le bébémondoblogueur. Je suis le Papamondoblogueur. Lol.

Réndodjo Em-A Moundona
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Je commence par croire. Et c'est #NoLimit