Afrique

Voir N´Djaména d´un oeil nouveau

Maquette de la Cité des affaires/Ph DR  La place de la Nation/Ph DR
Ecoutez moi donc. Je dois dire ce que je suis entrain de voir depuis 3 semaines dans N`Djaména. Non, je vous invite chez moi. Venez voir. Je redécouvre mon pays. Que de changements depuis son dernier séjour il y´a plus d´un an… il va falloir que je me réadapte tant la transformation est grande que radicale.
Non, venez chez moi : on a un bon soleil en haut pour se bronzer que je me demande ce que les tchadiens attendent pour émettre une taxe de bronzage pour les nons Africains qui résident ici. Après tout, ils profitent bien de notre soleil. Il y´a une certaine petite aisance qui se dessine en bas dans les couches sociales mais tout cela avec beaucoup d´opinions diversifiées au milieu de cette mutation.
La stabilité retrouvée et les petrocfa aidant, ma ville change enfin. Elle s´agrandit, s´embellit et pousse de taille. Elle se mue rapidement que je me demande si c´est sûrement et durablement. Tout bouge. Tout est mouvement. Même les Hommes. On s´entre passent, se dépassent sans se toucher. Même les amis se téléphone plus qu´ils ne se voient. Tout va à une allure infernale que les interminables déviations n´arrivent pas à freiner. Le changement, non la renaissance dit-on ici avec tout son corollaire.
Le concert des vrombissements de gros camions, la danse de grues, qui font surgir sur les rives du fleuve Chari, des bâtiments ultramodernes rendent la ville tapageuse mais aussi poussiéreuse. Je me suis rendue du côté des chantiers devant abriter les hôtes du sommet de l´Union Africain; ce n´est plus le Sabangali que j´ai habité à l´époque comme enfant. Une ville parallèle à Kabalaye et Ardep-Djoumal tout en face s´y développe.
En parlant d´engins, la circulation tchadienne est saturée et devenue fatigante à cause d´interminables déviations dû aux chantiers des voies de la ville. Les ponts aériens fait pour désenclaver les artères, personnes ne veut les utiliser. Sauf quelque rares particuliers. Je me suis permise de demander à un taximen un jour, lasse de supporter quinze minute dans un bouchon et à 45°C, pourquoi il n´avait pas emprunté le pont aérien. On sera déjà hors du bouchon et atteint notre destination. Savez-vous ce qu´il m´a répondu? Ces ponts aériens que vous voyez détruisent les moteurs de nos voitures je vous assure Mme. Une logique, la sienne mais partagé par beaucoup d´usagers de la route.
Personne donc ne veut les emprunter qui à supporter les embouteillages. La capitale doit être prête à accueillir le 25e sommet de l’Union africaine en fin Juin 2015. Une des raisons pour laquelle les chantiers sont ouvert partout dans la ville. Seuls les chantiers des centrales électriques sont en reste.
Si le gouvernement pouvait développer les infrastructures solaires, nous serions pourvu et exemptés des factures exorbitantes d´electricité, des coupures intempestives tout en réduisant notre dépendance énergétique à l’égard de nos voisins. Je suis là depuis trois semaines. Ne me demander pas combien de fois on s´est vu avec Mme l´électricité. Non, je ne vous le dirais. En tout cas je me delècte de cette chaleur. Elle fait du bien.